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Être bénévole à L’École Saint-Joseph l’Espérance : les auxiliaires de vie de classe

Nous avons interrogé Martine Soulères et Catherine Hédouin, qui offrent chacune bénévolement une matinée hebdomadaire à l’école.

 

Catherine et Martine, vous venez chaque semaine depuis plus d’un an maintenant, pourquoi vous êtes-vous lancées dans l’aventure ?

Martine : C’est un concours de circonstances. J’étais en recherche d’emploi et je connaissais une des familles de l’école. J’avais du temps, et donner du temps aux autres m’apporte beaucoup de joie.

Catherine : Par le biais de la préparation à la première communion dans la paroisse, je connaissais les familles fondatrices. J’ai participé à la chaîne de prière pour la création de l’école, une sorte de forteresse spirituelle autour du projet.

J’étais contente de donner de mon temps. Et de participer à un projet construit, solide. J’ai dit oui quand on m’a demandé si j’étais disponible pour aider au fonctionnement de l’école.

 

Pourquoi ce projet-là ?

Martine : Être avec des enfants me plaît.

Catherine : On m’a déjà dit que « le courant passe bien » entre les enfants et moi, et j’aime me retrouver avec un groupe d’enfants. De plus, ce projet d’une école indépendante, porté par des personnes qui prenaient cela très au sérieux et y mettaient beaucoup d’énergie, m’a donné envie d’y participer, dans la mesure de mes moyens.

 

Que faites-vous pendant votre temps de présence à l’école ?

Des ateliers. En étant présentes, nous permettons aux maîtresses de se consacrer plus spécialement à un niveau d’élèves, puisque nous sommes avec l’autre niveau. Nous nous adaptons aux demandes des maîtresses, au coup par coup, mais il y a une organisation générale qui est la suivante.

Avant les ateliers, nous participons, avec la maîtresse, à la prière du matin, et aussi à la séance de motricité quotidienne, dans la cour.

Puis, pour les plus grands (les CE1, CE2 et CM1),  nous prenons les élèves par niveau, en petit groupe, pour leur faire faire la lecture à haute voix. Nous vérifions leur compréhension du texte, en leur posant par exemple des questions. Puis nous avons une discussion ensemble sur le texte. Individuellement, cela permet que chacun puisse lire à haute voix à son tour, pendant que les autres suivent le texte.

Pour les plus petits (Grande section de maternelle et CP), nous voyons les élèves un par un, et,pour le moment, nous les aidons dans la « géographie de la page « . Par exemple, comment positionner ses lettres dans la page ? « Devant, derrière, en dessous, au-dessus » : ce sont des notions que les élèves doivent bien comprendre avant même de commencer à écrire dans la page.

Quelquefois, nous faisons avec eux une activité spéciale, souvent autour du vocabulaire, mais d’une façon ludique : un loto groupé, ou bien un puzzle, ou encore des jeux avec des repérages dans le temps ou dans l’espace. Par exemple je prends un mouton et un chien : le mouton est devant le chien ou parfois, le chien est devant le mouton. Nous faisons beaucoup de manipulation concrète. Le but est que l’enfant ait un vocabulaire précis, une bonne syntaxe. Comprendre avant de faire.

C’est un temps privilégié pour les enfants, ils aiment bien ce moment-là, souvent. C’est moins scolaire.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette école ?

Être bénévole, cela présente un intérêt. Notre présence est un don, notre travail est gratuit, cela implique que nous venons par plaisir. Et non pas par obligation, mais par choix. De notre point de vue, la souplesse d’une matinée par semaine permet de nous investir à fond.

Toutes les deux, nous aimons beaucoup l’ambiance de ce bénévolat, l’atmosphère est très bienveillante. On sent vraiment la volonté des maîtresses de mettre en valeur le meilleur de l’enfant. On le prend tel qu’il est, et on essaie de le faire progresser, pas seulement sur le plan scolaire. Nous cherchons avec elles à le faire grandir, avec beaucoup de bienveillance.

Maintenant qu’il y a deux maîtresses, Constance et Armelle, on sent vraiment la cohésion entre elles. Et aussi avec nous. Le fait qu’il y ait deux classes cette année a permis à chacun de se poser. On peut avancer plus vite, surtout les enfants, qui sont plus réceptifs.

Chez les élèves, on perçoit cette année beaucoup plus le désir d’aller vers le haut. C’est sans doute le fruit de la première année. C’est pour cela que nous sommes restées une deuxième année, que nous avons renouvelé notre engagement.

C’est un solide projet, solidement structuré et sérieux. On le voit, dans la continuité, avec beaucoup d’investissement humain, moral.

Les parents sont très investis, un peu comme une famille, soudée autour des enfants et des enseignants : chacun aide avec ses compétences particulières, et tous se mettent au service du bon fonctionnement de l’école, ce qui crée entre eux des liens amicaux.

Ce qui nous a plu aussi, c’est que l’école a délibérément choisi des professionnels compétents pour enseigner aux enfants. Nous, les bénévoles, sommes juste à leur service.

Cela nous fait vraiment plaisir de voir progresser, de semaine en semaine, certains élèves. On cherche à leur faire donner le meilleur d’eux-mêmes, en toute chose. Nous sommes là pour permettre, encore un peu plus, que ce soit possible.

Cette école est surtout une école de la vie.

Martine : J’ai  pu constater, plusieurs fois, que la maîtresse, au sein d’un même niveau, prévoyait des exercices différents pour chaque enfant en tenant compte de ses besoins.. Du sur-mesure. Elle s’efforce de faire avancer chaque élève malgré  ses difficultés. L’objectif est d’éviter qu’un sentiment d’échec vienne entamer sa  confiance en lui.

Catherine : Je suis heureuse d’avoir rencontré quelqu’un comme Constance. Quelqu’un qui se met au service des enfants pour leur avenir, pour l’avenir de la société. Ce qui me touche, c’est son enthousiasme, sa force, sa détermination. Elle croit vraiment à ce qu’elle entreprend, elle veut le meilleur pour ses élèves, et met tout en œuvre pour cela.

Et d’un point de vue plus personnel, j’apprécie de pouvoir parler simplement, librement de Dieu avec les enfants, quand cela se présente.

 

Comment avez-vous l’impression que l’école est perçue de l’extérieur ?

Catherine : Je parle facilement de l’école autour de moi, de ce que j’y fais. Elle commence à être connue, grâce aussi à son implantation en centre-ville et aux familles qui y scolarisent leurs enfants et sont par ailleurs impliquées dans la vie de la paroisse. Les personnes à qui j’ai parlé de l’école ont presque toujours eu une réaction bienveillante , sinon intéressée.

 

Catherine et Martine, nous vous remercions beaucoup pour tout le temps et l’énergie que vous offrez à l’école !

Octobre 2017

 

Pourquoi nous avons choisi une école indépendante pour nos enfants

Un couple de parents d’élèves (CE1 et CM1)

Notre objectif est que nos enfants soient bien instruits pour être libres de leur choix futurs.

Nous étions lassés d’une instruction qui ne pousse pas les enfants vers le haut et ne leur donne pas le goût de l’effort. Nous devions reprendre le soir ce qu’ils avaient dû voir en classe, mais qu’ils n’avaient pas compris ou pas assimilé, et cela devenait épuisant pour nos enfants et pour nous-mêmes.

Nous avions également besoin de redonner le goût de l’école à notre cadet. Il n’était pas à son aise avec le mode d’enseignement d’une école classique. Nous avons pensé qu’il lui fallait un enseignement plus individualisé afin de faire émerger ses qualités et lui redonner confiance.

Nous avons souhaité faire bénéficier de cette école à notre troisième garçon, qui y est entré en CP, afin qu’il bénéficie d’une méthode d’apprentissage de la lecture purement syllabique, et de manière générale à des méthodes d’enseignement qui ont fait leurs preuves et qui aident à structurer nos enfants.

En mettant nos garçons à Saint-Joseph l’Espérance, nous avons voulu soutenir les écoles catholiques indépendantes et ce projet en particulier. Lorsque nous avons rencontré Constance, nous avons été conquis par son projet, son dynamisme, son amour pour son travail et sa façon d’appréhender l’école.

Après un an, nous ne regrettons pas notre choix !

La classe à plusieurs niveaux permet une solidarité entre les élèves qui se ressent à la maison. Nous avons le sentiment que nos enfants ont progressé à la fois en savoir, en mémoire et dans leur comportement. Ils ont envie de travailler et ont confiance en eux. L’école est comme une deuxième famille, pour eux comme pour nous. Nous avons confiance dans ce qui leur est enseigné. Nous savons que l’école est le prolongement de l’éducation donnée à la maison.

Aymeric et Anne-Laure